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Vis ma vie en colocation

14 septembre 2016

La vie est parfois faite d’aléas qui peuvent se transformer en bonnes surprises.

 

Les aléas

Depuis quelques mois, je vis seule. Et la solitude, ça vous retourne le cerveau en un rien de temps, j’vous jure.
J’ai commencé par adopter un petit chat. L’amour de ma vie (ou presque). Mais faut pas déconner non plus, sa conversation est un peu limitée et niveau revenus, le petit monstre est comme qui dirait un homme entretenu.
Assumer un loyer assez conséquent, seule, avec une situation professionnelle précaire (comme un parisien sur deux non ?), n’est pas une partie de plaisir. On finit vite par se lasser de ne bouffer que du pain sec ou de culpabiliser de grappiller les restes chez Maman (même si, on le sait, elle en fait pour 15 alors que vous n’êtes que 3 autour de la table. Que son budget tupperware explose chez Hema, mais on la soupçonne d’y prendre plaisir !).


Trouver des solutions

Bref, tout ça pour dire qu’en jeune femme (oui ! JEUNE !) et responsable, il a bien fallu trouver des solutions économiques viables pour survivre.

La plus logique, était de partager mon appart pour partager le loyer. J’avais la surface et l’envie de ne pas me retrouver seule chez moi le soir. C’était donc THE solution. Mais partager avec qui ? Des amis ? Risqué ! Des inconnus ? Risqué, pour d’autres raisons.

 

L’expérience AirBnb

J’ai commencé mon expérience de cohabitation par du AirBnb. L’accueil de voyageurs sur du plus ou moins long terme (entre 1 week-end et 3 mois). Je me disais qu’au moins si problème il y a, on sait d’avance quand arrivera le bout de notre peine.

Aussi bonnes qu’ont été ces expériences, je suis restée sur ma faim. En effet, les gens partagent ton espace, mais ne sont pas vraiment chez eux. Ils ne font que passer. Malgré quelques discussions au détour de la cuisine, rien de très creusé. J’ai fini par me retrouver seule dans un appart partagé. Un peu étrange comme sensation. Sans compter que le système AirBnb et ses courts séjours, n’aide pas forcément à trouver une stabilité.

 

La Carte des colocs

J’ai donc finalement décidé de sauter le pas. J’allais me trouver un/e coloc ! Non sans grandes hésitations et appréhensions. J’ai commencé timidement, en prospectant dans mon entourage proche. Mais sans grand succès. Puis un peu plus activement, en postant des annonces sur internet : WeRoom, Appartager, Au Troisième.com, sans oublier les réseaux sociaux.
Mais LE site qui m’a permis de trouver la perle rare en 48h fut La Carte des colocs. Un des rares 100% gratuit, qui pourrait aussi se targuer d’être 100% efficace. En 48h mon annonce a été vue plus de 400 fois (non mais t’y crois ?!), j’ai eu près de 50 demandes de visites, j’ai reçu 10 personnes (les 10 premières à m’avoir contactée).

 

Les colocs  

J’ai donc rencontré 10 personnes aux profils très différents, toutes aussi intéressantes et attachantes les unes que les autres. Comme il m’était impossible de pousser les murs et de faire un remake de L’Auberge espagnole, le plus dur aura sans doute été de choisir entre toutes ces rencontres.

Je suis quelqu’un qui fonctionne beaucoup aux premières impressions. Le premier contact avec une personne me permet souvent de savoir si celle-ci sera ma meilleure amie ou ma pire ennemie (ça marche aussi pour les hommes… peut-être un peu moins bien, mais c’est une autre histoire). Aussi comme les réflexions rationnelles ne m’aidaient pas à choisir, et après moult discussions avec ma sœur et mes amies sur le pour et le contre de chacun, je suis partie sur ma première intuition. Et je ne le regrette pas.

 

Les + de la coloc

Au final, quelle bonne surprise. La vie partagée à l’appart est simple et cool. On se rend service quand on peut. Le soir quand on rentre on peut discuter ou pas. On sort parfois dîner ou on s’ouvre juste une bouteille pour un apéro devant une série débile. On partage nos univers et nos histoires.
Si on m’avait dit que la coloc serait une si belle surprise, j’aurais sans doute commencé bien plus tôt.
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Trois raisons de sauter le pas

  • les belles rencontres
  • le partage du loyer
  • entendre un vrai “bonsoir” quand tu rentres et pas juste le miaulement du chat qui râle parce que tu as oublié de remplir sa gamelle le matin !

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