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Comment je suis devenue une femme à chat

13 avril 2016

Ceux qui me connaissent, n’auraient certainement pas parié sur le fait que je prenne un jour un compagnon à 4 pattes.
En effet, les animaux et moi n’avons pas vraiment de grandes affections. Je ne leur fais aucun mal, mais tant que chacun reste à sa place, ça me va.

Toutefois vivre seule à 30 ans est parfois beaucoup moins fun qu’à 20. Impossible de sortir tous les soirs, entre les amis en couples qui s’enferment, les soirées à travailler (la douce joie d’être freelance) et le manque d’énergie général, ton canapé a vite fait de devenir ton meilleur ami. Ajouter à tout ça un hiver ultra morose qui te met le moral en berne, le jour du Blue Monday tu as LA bonne idée de chercher de la compagnie. Après avoir vaguement explorer les applis Tinder, Happn et autre Meetic, je me suis vite rendue compte que je faisais fausse route.  Où trouver le compagnon indépendant mais disponible, câlin mais pas collant, qui t’écoute mais sans trop la ramener… c’est en discutant de TOUTES mes exigences avec ma soeur qu’elle a eu cet éclair de génie “cherche pas, prends un chat”. Mais voilà la solution !

Le lendemain, lors d’un dîner chez des amis j’apprends que leur chatte aura très bientôt des petits. Timing parfait pour me laisser le temps de mûrir ma décision et faire le deuil de mes rideaux et plantes.

 

Dès la naissance de cette petite boule de poils qui ne ressemblait à rien, me voilà à m’inviter une fois par semaine à dîner, prendre un café ou juste passer dire bonjour l’air de rien, histoire de suivre l’évolution de ce futur vaurien tout en boostant mes relations sociales. On pense qu’on choisit un animal, mais je pense que ce sont eux qui nous choisissent. A peine capable de faire deux pas sans tomber, Lullaby (oui, c’est le nom ridicule dont je l’ai affublé, et j’assume) se précipitait vers moi. Comment ne pas fondre ? Un vrai coup de foudre. Avec son caractère aventurier et téméraire couplé à une furieuse envie d’être dorloté sans être étouffant, voilà un compagnon idéal pour moi.

ChatLullaby_TTQTPCette usine à câlins et fous rires est arrivée le week-end dernier à la maison et depuis tout est chamboulé. Mon salon est devenu un espace de jeu géant, où traînent balles à clochettes, pelotes de ficelle et doudous pour chat (non mais saviez que ça existait, ça ? Les gens sont fous). Mon intérieur ne ressemble à rien, le canapé est protégé par des plaids, les rideaux sont noués en hauteur, les plantes ont migré vers des espaces (qui je l’espère sont) hors d’atteinte de ce petit kamikaze qui n’a peur de rien. Je suis obligée de m’organiser en fonction de lui, de modifier certaines habitudes, d’anticiper un peu plus. Mais finalement tout ces petits inconvénients sont vite oubliés quand il vient se poser contre vous pour une grosse séance de câlins, quand il vous regarde droit dans les yeux tout amoureux l’air de dire “c’est toi la plus belle”, ou quand il vous fait rire avec ses courbettes et sa maladresse de bébé.

 

Alors voilà, moi qui certifiais que JAMAIS je n’aurais d’animaux, je suis en train d’éprouver la véracité du dicton “ne jamais dire jamais”.

 

J’en profite, tant qu’on est dans les “jamais”, pour m’excuser auprès de ma soeur et ma mère que je spame de photos idiotes du chat ou de sms à propos du chat… Et de vous pour vous ce billet d’humeur “femme à chat gaga”… moi qui râle à propos des mamans gâteaux qui polluent les fils d’actu FB, j’ai honte 😉

 

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6 Comments

  • Reply Vis ma vie en colocation - Tais toi quand tu parles ! 14 septembre 2016 at 10 h 01 min

    […] la solitude, ça vous retourne le cerveau en un rien de temps, j’vous jure. J’ai commencé par adopter un petit chat. L’amour de ma vie (ou presque). Mais faut pas déconner non plus, sa conversation est un peu […]

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