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Flexitarisme ou flexiconneries ?

23 octobre 2017

En mai dernier, le mot « flexitarien » faisait son entrée officielle dans le dictionnaire.

Ouf, je peux enfin assumer au grand jour ma condition de mi-végétarienne, mi-carnivore sans que cela fasse glousser tout le monde.

Mais ce que cela signifie surtout, c’est que nous sommes suffisamment en France à adopter ce régime pour être reconnu à sa juste valeur.

Mais qu’est ce que cela veut dire vraiment ?

Pour ma part, je suis une flexivore reconvertie en flexitarienne. Là vous allez me dire que j’abuse des néologismes pour me donner un style « bobo écolo parigo tête de veau ».

Dans les faits, je limite ma consommation de viande (et donc de protéines animales) au profit d’une alimentation végétarienne. Pour être précise, j’alterne des semaines avec viande et d’autres sans.

Mais comment j’en suis arrivée la ?

En réalité, les choses se sont faites très naturellement. J’ai d’abord commencé à m’ouvrir à d’autres aliments, il y a trois ans environ. J’ai « étudié » très scrupuleusement tous les rayons des magasins bio et j’ai découvert un autre monde. Un monde peuplé de pâte de tofu, de légumes anciens et abandonnés de nos repas mais aussi de germes en tout genre.

Ok c’est pas très glamour, mais la morale de l’histoire c’est qu’il est possible d’avoir une alimentation équilibrée, sans carence et parfois même plus riche en apports et en saveurs !

Petit à petit, cette habitude alimentaire est devenue la norme. J’ai trouvé dans d’autres aliments les apports nécessaires quotidiens en protéines puisque c’est de ça qu »il s’agit.

J’ai très vite écarté la charcuterie de porc car trop riche en graisses même si certaines parties de l’animal sont très peu grasses et riches en protéines et en bons lipides comme le bacon ou le boudin.

Petit à petit, j’ai réduit ma consommation de viande de bœuf, même si je reconnais que je ne dirais pas non à une bonne côte de bœuf saignante de temps en temps.

Enfin, j’ai conservé les volailles avec une préférence pour le blanc de dinde vs le blanc de volaille car je préfère le goût plus subtile et la texture plus tendre.

On est bien loin des préoccupations de la cause animale ou de l’écologie mais même si mes attentions ne sont pas « nobles » au prime abord, réduire ma consommation de viande c’est participer à un élan plus raisonné de notre consommation de viande. Il faut savoir que la production de viande est gourmande en énergie (transport et électricité). De plus la production d’1 kg de viande de bœuf nécessite 7 kg à 10 kg de végétaux. L’alimentation du bétail représente, dans le monde, 70 % des surfaces agricoles, au détriment donc de l’alimentation humaine.

Ok mais vous me direz « par quoi remplaces-tu » cet apport en protéine.

Essentiellement par du tofu. Le tofu est une pâte issue du caillage du lait de soja. C’est une pâte blanche, molle, peu odorante et au goût plutôt neutre. On la trouve très souvent dans la cuisine asiatique, séchée, fumée, en feuilles ou en blocs, soyeux ou encore aromatisé aux herbes ou au pesto.

Comment le cuisine t-on ?

  • tout simplement coupé en dés dans un bouillon de soupe
  • mixé et mélangé à une farce pour des légumes au four ou en gratin à la place de la béchamel
  • frit pour parsemer une salade
  • en pâtisserie, dans une cheesecake par exemple

Adopter ce nouveau mode d’alimentation a incroyablement boosté ma créativité culinaire.

C’est pourquoi si vous souhaitez adopter ce régime alimentaire, il va falloir faire un petit effort et cuisiner !

Voici exemples de plats que j’ai réalisé et pour les recettes, demandez à Google <3

Quiche poireaux/champignons/tofu

Tartines avocat/crudités

Cookies au chocolat (sans beurre, sans lait, sans œufs)

Tartines pain suédois/fromage et confit de figues

Gratin patate douce et tofu 

Légumes grillés au four (choux fleur, poivrons, amandes et abricot séché)

Poivrons farcis au tofu, œufs, cottage cheese

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