DailyMood, Voyage

On a testé le principe Blablacar

5 octobre 2016

Vous ne le savez pas, mais j’ai été fraîchement missionnée sur Lyon. Ok, j’avais besoin d’un break avec Paris, notre amour arrivait à un point de non retour et il fallait que ça cesse. Mais difficile de couper complètement les ponts quand on a toute sa vie à Paris. Il me fallait remonter les week-ends.

Sauf que financièrement, les voyages ça coûte ! Et oui ! Et que mon banquier n’est toujours pas disposé à comprendre que mes allers-retours font partie des dépenses indispensables et insacrifiables malgré le cratère que cela crée dans mon budget mensuel. Mais comme je suis une fille “responsable” je suis toujours en recherche de solutions économiques qui raviront mon banquier. Aussi j’ai donc testé le blablacar.

 

Première fois, toute première fois…

Vous savez ce que c’est ? Mais si, ce système de covoiturage où vous partez avec des inconnus dans votre propre voiture ou dans celles desdits inconnus. Bref, c’est moins cher que le train et plus agréable que le bus.

Comme je suis malade en voiture, il me fallait conduire (qui a dit que j’étais reloue ?!?). Je me suis donc inscrite sur le site blablacar avec ma superbe automobile vintage (une ZX grise et toute cabossée qui a presque mon âge). Très rapidement mon voyage aller-retour fût vite rempli, me laissant assez dubitative face à mes a priori de “personne n’aime les vieilles (…voiture !)”.

 

Le voyage

Et c’est avec un peu d’angoisse que j’ai appréhendé mon tout premier co-voiturage. Je suis arrivée sur les lieux du rendez-vous plus de 15 minutes en avance, j’ai checké et rechecké la voiture, ses sécurités, les messages envoyés de confirmation pour être sûre d’avoir tout bien fait… Heureusement mes passagers étaient tous très sympas.

Après quelques échanges de courtoisie, le voyage a commencé, alternant brèves discussions et gros moments calmes. Bref des plus agréable. Et le retour fût sensiblement pareil. Rien à dire de ce côté là. Du coup d’un point de vue totalement objectif cette première expérience de co-voiturage fût top. Sans compter l’aspect non négligeable que chaque trajet était financé à 75% par mes voyageurs, une vraie économie.

 

Le hic

Et même si l’expérience était concluante, je me suis rendue compte que le co-voiturage est plein de contraintes que je ne suis pas encore prête à assumer à chaque voyage.

La plus importante est la contrainte horaire. En effet, la voiture est pour moi synonyme de liberté et je la préfère aux autres moyens de transport pour mes voyages car il n’y a justement pas d’heure précise de départ. Hors avec le blablacar, les horaires sont à respecter. Donc à toi d’écourter le café imprévu avec des potes ou de poireauter un peu plus longtemps si par miracle tu as pu boucler tes impératifs plus tôt que prévu.

Par ailleurs, ce que j’aime avec la voiture c’est le porte à porte. Avec le blablacar, et surtout quand tu habites en banlieue, difficile de donner rendez-vous en bas de chez toi. Du coup tu organises tes pick-up proches des centres-ville, ce qui ajoute un peu de route à faire, possiblement quelques embouteillages, et du temps de trajet…

 

Et la chanson ?

Tu vas me dire que je suis une chieuse qui pinaille. Si si, je te vois venir ! Peut-être que je le suis. Mais j’ai UN argument non négligeable : quid du fait de chanter à tue-tête sur des chansons pourries en pensant qu’on a le niveau vocal d’une Céline Dion ou d’une Mariah Carey ? En blablacar je n’ai même pas osé fredonner sur le jingle du JT de la radio. Franchement un voyage sans chanter, n’est pas un voyage. Et Bam !

 

Conclusion. Je conseille le blablacar à tout ceux qui aiment voyager avec des inconnus, qui ont des budgets serrés et qui n’ont pas de problèmes avec les contraintes horaires. Je le déconseille aux gens qui, comme moi, ne supportent pas que leur sentiment de liberté soit enclavé et ceux qui aiment chanter faux et fort en voiture.

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