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Une femme indépendante doit elle aussi attendre après l’amour ?

17 novembre 2019

@Audrey H et moi discutions de boulots, envies etc. Et sur une décision à prendre, je lui disais qu’elle devait la prendre en se projetant dans 3 ou 4 ans avec une envie d’avoir une famille… je ne sais pas pourquoi j’ai ajouté « bien que tu n’ais besoin de personne ».

De manière inconsciente, ou du moins involontaire à mon premier niveau de conscience, le fameux  » ça » (le ça, le moi et surmoi…je vous laisse aller lire Freud, ici c’est pas l’article culture ah ah), j’ai parallélisé le mode « independant woman » du principe de famille.
Et dire que la kinésiologue m’avait dit « vous voulez une famille mais pas faire partie d’une famille » ^^ et que je l’avais snobé… Bref !

J’ai souvent entendu les gens me dire « tu n’as besoin de personne de toutes les façons toi »…ok les mecs, d’accord on n’est plus dans les années 50 et je peux donc travailler et payer un loyer, ok je ne panique pas à l’idée de me faire un ciné seule ou être seule ; d’accord j’essaie au maximum de me débrouiller seule dans la vie mais comme tout le monde j’ai besoin d’amour.
Que cela vienne d’un compagnon, de la famille ou d’amis on a besoin de se sentir aimer.
Ce n’est pas parce qu’on a payé sa maison, sa voiture, son permis, ses shoes seules (vous la voyez la référence à independant woman des destiny’s,child ou bien 😉 ) que cela va en contradiction avec la volonté d’être deux, trois ou plus (dans la vie pas dans un lit hein).

Il y a souvent le sentiment qu’indépendance signifie être en capacité de ne pas être aimée. Je prêche pour ma paroisse mais je veux être indépendante mais tellement aimé que je n’aurai pas honte de dire que j’ai besoin de ma dose !
Après il y a aussi le cas des femmes indépendantes financièrement et qui le revendiquent un peu trop fort comme un bouclier. L’idée n’est pas non plus de faire fuir les hommes [oui tous les hommes n’ont pas une super confiance en eux] et de manière générale les autres avec la flamboyance des moyens mais de se souvenir que tout cela est un moyen non une fin dans la vie.

Pour ma part, entre ma grosse bouche épicée et mes diplômes j’ai souvent eu des commentaires sur le fait que j’allais sûrement finir seule ; si on ajoute le fait d’avoir été élevée et traitée comme une princesse par mon papa un vrai Roi, mon CV faisait fuir les hommes.
Je pense que certaines de mes relations ont capoté en partie à cause de ce sentiment non pas de supériorité mais d’entierorité (quoi ça ne se dit pas ? Pas grave je le dis) que j’ai ! Je me sens entière par moi même ! Je n’ai pas tout mais les choses que je veux, je sais que je dois moi même aller les chercher. Je sais qu’elles ne viendront ni d’un homme ni d’amis.

Il est vrai que certains hommes aiment sentir une certaine dépendance de la part de leur femme, et ce n’est pas forcément un mal si les deux parties sont conscientes et volontaires dans cet état. Mais il ne doit pas y avoir de sentiment de dominance ; ce sont deux notions différentes.

Aux hommes de comprendre que ce n’est pas parce qu’on peut dépendre d’eux pour certaines choses matérielles ( par exemple une femme sans permis ou sans voiture, une femme qui est encore dans ses études et donc avec un revenu assez bas…), ou pour combler des besoins émotionnelles qu’on est dans une position de dominance- dominée.

Aux femmes également de se rappeler que tout l’or du monde, les diplômes, les postes de CSP +++ ne remplacent ou ne remplaceront l’amour de notre amoureux (notre amoureuse).
J’estime être une femme indépendante mais je n’ai aucun mal à rappeler de temps à autre à Sundae que sans lui parfois je n’y arrive pas ! (Sundae si tu arrives de 1 à lire cet article et de 2 à arriver jusqu’à cette ligne, sache que je ne parle que du besoin de ton 1m83 pour arrêter l’alarme incendie quand j’ai fait brûler un plat).

Merci de co-exister

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